Les religions néo païennes défendent le blasphème de Mila, un exorcisme

Les courants religieux authentiques reconnaissent et soutiennent le cadre légal apporté par la loi française actuelle.

Le néo paganisme, comme tout courant religieux authentique, cherche des expériences religieuses. Celles-ci peuvent se faire dans un cadre traditionnel (religion classique et connu de tous, au moins de nom, christianisme, islamisme, yahveisme, hindouisme, chamanisme, shintoisme, etc…) ou non (néo paganisme, asatru, wicca dark green, néo druidisme, polythéisme, etc.).

Aucun courant religieux authentique ne peut accepter le symbole caché derrière l’affaire Mila.
Il s’exprime donc ici une revendication de tous les courants religieux authentiques même s’il n’engage formellement que le néo paganisme.

En effet, au contraire d’une secte ou d’une théocratie, où la soumission est le facteur permettant un certain succès, un véritable accès à la sphère religieuse repose sur un travail important en pointe du savoir scientifique (ou au moins empirique) disponible à n’importe quelle époque. Ceci quels que soient les croyances et/ou les ressentis.

Ce travail est à la fois de nature scientifique, philosophique et psychologique (correspondant, par exemple dans le druidisme au grade d’ovate et de barde).

Mais c’est aussi un travail consistant à améliorer notre relation avec les autres personnes (SURTOUT avec celles qui n’ont pas d’intérêt pour le monde religieux) afin de s’assurer que la pratique religieuse n’est pas en train de connaître des dérives hallucinatoires (dans les traditions authentiques, ce point est appelé l’ancrage). Ce risque est un des principaux risques, voire le principal, liés au travail religieux.

Or les pratiquants religieux authentiques, en particulier ceux du néo-paganisme prédisent l’arrivée d’un changement d’« ère » (C’est l’avantage du néo-paganisme, la « magie divinatoire » y est autorisée contrairement à beaucoup de religion où Les rois mages ne sont pas toujours reconnus).

Les pratiques religieuses authentiques vont donc devoir se positionner et se reconnaître entre elles sur quatre principes, attaqués de manière récurrente à travers les âges par divers moyens car systématiquement, au fil des siècles, certains hommes (ou esprits ?) pensent pouvoir utiliser les pratiques religieuses, non pour atteindre la sphère religieuse mais pour acquérir un pouvoir dans la sphère politique.

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Les quatre principes sont les suivants :

1. La prise en compte de la nécessaire séparation entre la loi des hommes et la loi des dieux, dite laïcité (qui date du monde grec antique et non d’un courant philosophique français du 18eme siècle). Ce point a connu une instrumentalisation en France (comme quoi même l’anti-religion, l’athéisme, peut tomber dans les pièges religieux….) mais ce point est fondamental et sera défendu sur les deux fronts. Vu que la communication avec les dieux est une affaire personnelle et subjective, seule la loi des hommes doit exister dans les rapports entre humains. Un style de vie peut être impacté par la pratique religieuse mais seule la loi des hommes doit être prise en compte lorsqu’il y a interaction avec des humains.

2. La prise en compte de la possibilité de critiquer ou ridiculiser une religion. Le droit au blasphème est d’une importance capitale dans un contexte de liberté religieuse. En effet la liberté religieuse implique qu’il pourra y avoir des pratiques opposées voire contradictoires. Des discussions doivent avoir lieu pour estimer la meilleure pratique personnelle et l’humour apparaît systématiquement là où il y a de la différence. Cet humour peut ne pas être de bon goût mais il est un remède excellent (et reconnu dans certains courants religieux) pour éviter de partir dans des pratiques hallucinatoires (qui est le vrai risque). La limite est de pouvoir pratiquer des rituels religieux sans être interrompu ou dénigré. Par contre AVANT ou APRES le rituel (ou AILLEURS), la critique et l’humour sont possibles.

3. La prise en compte de la liberté de changer de pratique religieuse. La pratique religieuse étant une pratique personnelle, elle implique des choix, des changements et des retours. Le droit à l’apostasie est donc une liberté fondamentale de tout croyant qui doit pouvoir modifier ses croyances et ses pratiques sans être soumis au jugement d’un quelconque tiers. Sans cette liberté, l’évolution spirituelle peut être retardée puisque des expériences essentielles seront impossibles (penser aux hésitations de Jésus dans le désert, à celles de Bouddha dans la forêt, etc…..).

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4. La prise en compte du refus de la violence. Suite à l’expérience multi-millénaire du cadre religieux, il est apparu que le calme est nécessaire afin de communiquer avec des sphères « subtiles ». Rester au stade du cerveau reptilien ou mammalien ne permet pas d’avoir accès aux sphères « au-dessus » (prenez l’image des sephiroth de l’arbre de vie de la Kabbale). Toute pratique religieuse faisant appel ou reconnaissant la violence, notamment dans ses livres sacrés, ne peut être reconnue comme une pratique authentique.

Si les pratiquants et surtout leurs autorités religieuses relativisent des aspects de leur pratique ou de leur(s) texte(s) sacré(s) contredisant ces principes, la pratique sera reconnue comme authentique.
Par contre si une vision réductrice est maintenue par les pratiquants, notamment à travers leurs autorités religieuses, il sera fait appel aux forces acquises dans les pratiques religieuses authentiques pour contrer cette dérive.

Au vu de l’évolution que nous laisse entrevoir l’actualité (menace de mort sur une lycéenne pour blasphème, déclaration du délégué général du CFCM justifiant les menaces de mort à cause du blasphème et déclaration de la Garde des sceaux expliquant qu’un blasphème est une atteinte à la liberté de conscience), nous pensons que les pratiques religieuses authentiques doivent désormais démontrer, à tous les humains, leur utilité lorsque des forces obscures cherchent à prendre possession de l’humanité.

Le signe est clair : il maintenant possible, dans notre société, d’être menacé de mort pour un problème religieux, avec compréhension voire encouragement d’une autorité religieuse et d’être abandonné à son sort par un État français devenu incapable de faire respecter sa loi.

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C’est encore le début d’un mouvement régressif et tout est récupérable mais la suite conditionnera l’évolution légitime des religions authentiques en général et du néo paganisme en particulier.
Si certains veulent amener la religion sur le terrain du politique et de la violence, une réaction prendra place afin de défendre à la fois la liberté religieuse liée à la liberté politique (garantie par une constitution et non par un texte « sacré » dont la légitimé est discutable et disputé) et la sécurité individuelle.

Si l’État français échoue à calmer les forces théocratiques en pleine ascension, nous comprendrons que nous ne pourrons compter sur lui lorsque ces forces nous prendrons pour cible.

Nous n’accepterons ni violence, ni résignation. Nos dieux ne sont pas des dieux violents, ils sont réfléchis, rationnels et ne considèrent pas la violence comme un moyen fiable d’obtenir une satisfaction durable, mais ils ont connu les batailles et ils savent comment vaincre les forces obscures qui régulièrement dans l’histoire essaye de prendre le contrôle de l’humanité par la violence et la manipulation.

Obéir sans discernement à un Djinn qui se prétend roi de l’univers ne pourra qu’amener le malheur sur ces suivants envoûtés.

Car l’issue est inéluctable : la force négative mise en branle impose une lutte plus ou moins longue mais elle se conclura fatalement par la diminution du pouvoir de ce Djinn, diminution pouvant conduire à sa complète destruction si son hubris l’a conduit trop loin.

Balor sera vaincu par Lugh ; comme cela a été, cela est et cela sera !
Lugh Samildanach !
Io Evohe !

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